LE PARTAGE
MARDI
7 FÉVRIER 2012
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INTRODUCTION À
L'ÉVANGILE SELON LUC
Nous reprenons la lecture de l'évangile
selon Luc dont nous avons parcouru les deux premiers chapitres du 20 au 27
décembre, dans le troisième tome de Partage. Dès
l'introduction de son livre, l'auteur précise son intention de fournir
une information rigoureuse et authentique au sujet des événements
entourant Jésus.
Luc connaît le travail qu'ont fait
les autres évangélistes (1.1) mais en tant que médecin
et non-Juif, il entend ajouter une perspective particulière à
leur témoignage. Il est le seul à relater certains faits, comme
la visite de Jésus au Temple à l'âge de douze ans, et
certaines paraboles, comme celle du fils prodigue et celle de l'homme riche
et du pauvre Lazare.
Après avoir mentionné l'uvre
fructueuse que le Seigneur a entreprise dans toute la Galilée (4.14-15),
Luc entame le récit du ministère de Jésus dans la ville
où ce dernier a grandi, Nazareth. Malheureusement, le traitement hostile
que les compatriotes réservent au "fils de Joseph" laisse présager
l'accueil qu'Israël fera à son Messie: le Serviteur qui vient
au nom du Seigneur sera rejeté par les siens. Par contre, ceux
qui le reconnaîtront recevront la guérison et une nouvelle
dignité. De fait, les infirmes, les malades, les lépreux et
même les étrangers (le centurion et les Samaritains) et les
personnes de mauvaise réputation (les péagers) seront bénis
par son ministère.
Luc, plus que les autres
évangélistes, apporte des précisions historiques aux
événements qu'il raconte. Il prend aussi le temps d'expliquer
les coutumes juives, certainement pour favoriser la compréhension
des lecteurs qui ne seraient pas familiers avec le judaïsme. De plus,
il fournit des détails et mentionne des faits qui lui sont propres
parce qu'il est médecin. Par exemple, dans l'épisode angoissant
de Gethsémané, Luc est le seul à préciser que
la sueur de Jésus "[...] devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient
à terre" (22.44). Méditons attentivement cet évangile
qui nous présente Jésus, le Serviteur de
l'Éternel.
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LE FRUIT
DE LA REPENTANCE
Il est intéressant de souligner
que tous les évangélistes présentent le ministère
de Jean-Baptiste en précisant qu'il prépare celui de Jésus.
Par contre, Luc est le seul à rapporter les réponses que Jean
donne à ceux qui se préoccupent des conséquences de
leur repentance sur leur métier: la tentation n'est pas la même
pour un soldat que pour un péager. De toute façon, seul celui
qui se repent vraiment peut résister aux pressions
extérieures.
Le salut de Dieu... (v.
1-6) Luc est aussi le seul évangéliste qui cite Ésaïe
pour décrire le ministère du Baptiste (Es 40.3-5). La perspective
universelle du salut - déjà annoncée à la naissance
de l'Enfant-Dieu (2.31-32) - transparaît aussi dans le message du
prédicateur. En effet, la gloire de l'Eternel (Es 40.5) devient
le salut de Dieu (Lc 3.6), car pour l'homme, c'est dans
la grâce de ce salut que se manifeste la gloire de Dieu dans toute
sa splendeur.
... pour les descendants
d'Abraham... (v. 7-9) La Bonne Nouvelle du salut est d'abord parvenue
à la lignée d'Abraham. Cependant, celle-ci ne doit pas s'imaginer
être sauvée du seul fait d'appartenir à la race élue.
Son orgueil aussi doit être abaissé, et sa méchanceté,
redressée (v. 5).
... comme pour tous les autres
(v. 10-14). Jean répond maintenant à ceux qui veulent
porter du bon fruit malgré les tentations auxquelles leur métier
les expose. Les solutions qu'il leur suggère sont conséquentes
à leur transformation spirituelle.
Réfléchissons:
Notre appartenance religieuse n'est pas ce qui nous démarque
comme chrétiens. Quelles que soient nos tentations au travail (mensonge,
fraude, exploitation des autres, égoïsme, etc.), c'est notre
comportement qui porte les fruits de la justice et de la grâce de Dieu.
Appliquons-nous donc à honorer Dieu où que nous soyons.
PENSÉE:
La vérité dite
avec amour est difficile à refuser.
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