LE
PARTAGE
DIMANCHE
25 JUILLET 2010
UN SEUL... EN
TOUS
Le mot donc utilisé au verset premier
est relié au privilège extraordinaire accordé à
ceux qui ont foi en Christ (chap. 1), à l'égalité des
croyants-circoncis ou incirconcis (chap. 2) - et à la sagesse infiniment
variée du Père (chap. 3). Ces vérités constituent
la base de l'exhortation qui suit.
Conserver l'unité de l'Esprit
(v. 1-6). Le sentiment de dignité que nous confère
la connaissance des vérités que Paul enseigne transforme nos
relations fraternelles. Puisque nous appartenons tous à un seul Seigneur
et que nul n'est supérieur aux autres, nous n'avons pas à
créer l'unité, par contre, nous avons la responsabilité
de conserver (v. 3) et d'entretenir ce lien par lequel l'Esprit nous unit
aux autres croyants. L'humilité, la douceur, la patience et l'amour
dans nos rapports au sein du peuple de Dieu nous y aideront.
Parvenir ensemble à la stature parfaite
de Christ (v. 7-16). L'unité n'est jamais une entrave à
la diversité, puisque l'Esprit distribue aux membres de l'Église
des dons différents. Ces multiples dons ont tous le même but:
que le Corps de Christ atteigne sa maturité complète. Chacun
des membres doit rechercher la sanctification et le perfectionnement pour
le bien de ses frères et soeurs, et non à leurs dépens.
En effet, pour que l'Église réalise son but, toutes ses jointures
et toutes ses parties, c'est-à-dire le Corps dans son entier, doivent
progresser de manière cohérente et ordonnée (v. 16).
Interrogeons-nous:
Combien de communautés chrétiennes s'imaginent pouvoir
croître spirituellement sans la participation de chacun de leurs membres!
Examinons-nous afin d'évaluer si nous ne négligeons pas, ou
ne méprisons pas, ou ne rejetons pas certaines jointures du Corps.
Nous privons-nous actuellement d'un soutien indispensable à notre
croissance à cause d'un conflit de personnalité? d'une divergence
d'opinions? d'un préjugé racial ou culturel?
PENSÉE:
Satan n'a que ruses et tromperies à offrir,
mais Dieu est là pour nous protéger.
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LUNDI
26 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (1)
Personne ne peut bâtir sans au préalable
préparer le terrain et le débarrasser de tout ce qui pourrait
compromettre la solidité et l'équilibre de la construction.
Le travail se poursuit ensuite par la mise en place d'un fondement bien
ancré qui soutiendra fermement l'édifice. Selon ce principe,
pour que le Corps de Christ s'édifie de façon cohérente
et coordonnée, chacun de ses membres doit d'abord renoncer à
lui-même.
Un terrain préparé
adéquatement. Le renoncement à nous-mêmes consiste
essentiellement à reconnaître la réalité de la
vieille nature qui nous habite. Comme notre intelligence obscurcie (v. 17)
nous rend indulgents envers elle, Paul trace un portrait très clair
de la vie qui nous attend si nous l'écoutons et la suivons (v. 18-19).
Il nous avertit aussi que tous nos efforts pour améliorer notre vieille
nature sont vains, puisqu'elle est irrécupérable. Nous devons
donc la rejeter complètement pour revêtir une autre nature qui
nous est offerte en Jésus.
Un édifice construit
solidement. Nous ne bâtissons pas sur les ruines de notre
vieille nature, mais sur une nature toute nouvelle, exempte de défauts
et de vices. Désormais, nous pouvons suivre les désirs justes
et saints de notre nouvelle nature grâce à l'Esprit, qui renouvelle
notre intelligence rendue vaine par la corruption. Cette démarche
n'est pas magique: elle est basée sur l'enseignement reçu (v.
20-22) et fait partie d'une discipline.
Persévérons:
Qu'est-ce que la nouvelle nature change dans notre vie? D'abord
notre vision de la vie et de nos relations lnterpersonnelles; ensuite, notre
façon de vivre, qui doit être réorientée. Ces
transformations ne sont pas instantanées ni parfaites; elles sont
plutôt le fruit d'un apprentissage. Il en est ainsi parce que le
renoncement à notre vieille nature n'est pas un acte ponctuel, mais
un exercice quotidien où nous soumettons notre volonté au
Saint-Esprit.
PENSÉE:
La Bible: vérité éternelle et beauté
inaltérable.
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MARDI
27 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (2)
Que signifie concrètement revêtir la
nouvelle nature? Paul ne s'en tient pas aux généralités:
il explique comment vivre cette réalité tous les jours et il
décrira dans les prochains chapitres ce qu'elle peut produire dans
les différents aspects de notre vie. Puisque notre nouvelle nature
influence nos relations fraternelles, elle se manifestera d'abord dans
l'Église.
Nous sommes membres les uns des autres
(v. 25-30). La nouvelle nature créée selon Dieu nous
a été donnée pour que nous la revêtions
individuellement et collectivement (4.12-16). Puisque notre propre
épanouissement spirituel est lié à celui de tout le
Corps et que nos attitudes et nos actions l'édifient, il est évident
que le mensonge, la colère, la duplicité, la
malhonnêteté et les paroles malsaines n'ont plus leur raison
d'être dans la communauté. En effet, un nouveau mode de
communication s'instaure dans nos relations fraternelles, laissant place
à la vérité, à la patience, à
l'honnêteté, à la générosité et
aux paroles d'encouragement.
Nous devons agir comme Dieu (v.
31-32). Ainsi, Paul nous exhorte à rejeter les mauvais sentiments
qui émanent de notre vieille nature corrompue, car ils empoisonnent
notre vie. Comment réagir alors devant des soeurs ou des frères
qui expriment de la colère, de l'animosité ou de la
méchanceté? Agissons-nous envers eux exactement comme Dieu
l'a fait envers nous? Est-ce que nous leur pardonnons sans condition ni
arrière-pensée?
Progressons:
Nous ne sommes plus seuls, car l'Esprit de Dieu vit réellement en
nous. Par conséquent nous l'attristons lorsque nous cédons
aux penchants de notre vieille nature. Toutefois, il ne nous abandonne jamais,
nous ayant scellés pour le jour de la rédemption (v. 30). Cette
vérité nous encourage à nous relever et à marcher
selon notre nouvelle nature. Quelle grâce de Dieu en Christ!
PENSÉE:
Nous pouvons être plein d'espoir
parce que le tombeau de Christ est vide.
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MERCREDI
28 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (3)
La nouvelle nature créée selon Dieu
n'influence pas seulement les relations entre les chrétiens (note
d'hier), elle modifie aussi leur façon de penser et de vivre en
général. Elle leur donne un modèle parfait à
suivre: Dieu lui-même. Comment la société dans laquelle
ils vivent peut-elle saisir qu'ils imitent le Seigneur? Comment peut-elle
le percevoir? Par l'amour sacrificiel (v. 2) qui imprègne leurs paroles
et leurs gestes.
Non au mal (v. 1-7). Paul commence
souvent ses exhortations par un aspect négatif pour nous mettre en
garde contre différentes façons d'annuler ou d'affaiblir l'amour
authentique (par exemple, 4.25-30). Aussi écrit-il que la nouvelle
nature est tout à fait incompatible avec une vie de débauche,
de frivolité ou de corruption. Le chrétien ne peut plus
tolérer une vie asservie au péché (Rm 6.1-2). En plus
de rejeter toutes les formes du mal, il doit éviter toute attitude
ou toute action qui pourrait être perçue comme une complaisance
ou une complicité à l'égard de ces oeuvres (v.7).
Oui au bien (v. 8-14). L'engagement
du chrétien ne se limite pas à nommer le mal pour ce qu'il
est et à le dénoncer (v. 11-13), il doit aussi le surmonter
par le bien s'il veut une lutte efficace. Ainsi, le fruit de la lumière
- bonté, justice et vérité - sera substitué aux
oeuvres des ténèbres.
Témoignons:
"Réveille-toi!" s'écrie l'apôtre. De la même
façon que les mauvaises herbes envahissent rapidement un champ
abandonné, le mal progresse aisément lorsque les hommes de
bien sont oisifs. Nous devons intervenir dans la société où
nous vivons pour que la lumière de Dieu resplendisse sur nous.
Répondons activement à l'appel de Paul et laissons notre nouvelle
nature illuminer nos pensées et nos actions.

Seigneur, mets-nous à coeur de rechercher tous les jours ce
qui t'est agréable.
PENSÉE:
Ce qui importe lorsque nous prions,
ce ne sont pas nos paroles, mais l'état de notre
coeur.
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JEUDI
29 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (4)
Paul continue d'expliquer comment nous pouvons
revêtir la nouvelle nature dans notre vie quotidienne (4.24). Le sens
de notre existence devrait être clair, pour ne pas dire lumineux, aux
yeux de notre entourage, puisque nous marchons comme des enfants de
lumière, et que le fruit de la lumière produit la bonté,
la justice et la vérité dans tout ce que nous faisons (5.9-11
). Mais comment garder ce zèle initial et rester spirituellement
éveillés (5.14)?
Par le discernement (v. 15-18).
Tout d'abord, nous devons saisir ce que Dieu attend de nous personnellement,
car le Seigneur ne nous demande pas de nous lancer à l'aveuglette
dans toutes sortes d'entreprises à caractère spirituel et
édifiant. Ensuite, notre conduite doit être une lumière
pour les gens que nous côtoyons. Ainsi les frivolités qui nous
font perdre du temps et les abus de substances euphorisantes comme l'alcool
sont-ils déplacés, car ils portent atteinte à notre
nouvelle dignité et éteignent notre lumière.
Par la plénitude (v. 19-21
). Notre préoccupation première est d'avoir une attitude de
louanges, un coeur débordant d'actions de grâces. Lorsqu'il
en est ainsi, le mal n'a plus d'emprise sur nous, car nous sommes totalement
disponibles à l'action de l'Esprit. Cette plénitude spirituelle
nous dispose à l'humilité envers les autres et à la
soumission.
Interrogeons-nous:
Qu'est-ce que la crainte de Christ change à notre vie (v. 21)? Elle
nous incite à nous comporter de manière digne de l'immense
et gracieux privilège d'appartenir au Seigneur, c'est-à-dire
à faire preuve d'humilité envers nos frères et soeurs
en Christ. Nous n'agissons pas ainsi par faiblesse ni par obligation, mais
par soumission les uns aux autres pour l'édification du Corps. Quelle
forme cette soumission mutuelle prend-elle dans ma propre vie et dans celle
de mon Église locale?
PENSÉE:
Ce que nous faisons pour Christ dans cette vie
sera récompensé dans la vie à
venir.
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VENDREDI
30 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (5)
Le christianisme tente-t-il de maintenir la femme
dans un état d'infériorité par rapport à l'homme?
Ceux qui ne font qu'une lecture superficielle du présent texte pourraient
penser qu'il encourage une telle attitude.
Soumission de la femme (v. 22-24).
Dans le texte original, les versets 21 et 22 sont liés, ils pourraient
donc se lire ainsi: "Vous soumettant les uns aux autres: les femmes à
leurs propres maris." Par conséquent, la soumission est demandée
à la femme, et elle est du même ordre que la soumission mutuelle
demandée à tous les membres de l'Église. Aucun passage
des Écritures n'encourage les maris à "soumettre" ou à
assujettir leur femme.
Amour du mari (v. 25-33). Le
parallèle que l'apôtre Paul établit entre l'amour de
Christ pour son Église et celui du mari pour sa femme permet de
définir cet amour. Il s'agit d'un amour sacrificiel, prêt à
tout pour le bien et l'épanouissement de l'être aimé.
La comparaison entre l'amour conjugal et les soins à apporter au corps
illustre le sentiment de responsabilité que l'homme doit avoir à
l'égard de sa femme. De son côté, l'épouse n'a
pas à s'effacer devant son mari, puisque le but du mariage est que
les deux partenaires deviennent une seule chair, une entité nouvelle
où chacun peut s'épanouir.
Approfondissons:
Notons les termes que Paul utilise au verset 23 pour souligner la soumission
de la femme à son mari. L'apôtre aurait pu mettre l'accent sur
l'autorité du mari dans le couple en disant: "[...] car le mari est
le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, [...] dont
il est le Seigneur". Mais non! Il a plutôt employé le
terme Sauveur pour souligner la responsabilité de l'époux
en tant que pourvoyeur (v. 29).
PENSÉE:
On ne connaît véritablement la Bible que lorsqu'on
y obéit.
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SAMEDI
31 JUILLET 2010
QU'EST-CE QUE CELA
CHANGE? (6)
Si le christianisme transforme les relations conjugales
en leur donnant une perspective christologique (image de Christ et de
l'Église), il transforme aussi les relations familiales et
professionnelles.
Entre parents et enfants (v. 1-4).
L'expression selon le Seigneur qualifie autant l'obéissance
due aux parents que l'éducation prodiguée aux enfants. Dans
les Dix commandements, Dieu avait déjà ordonné aux enfants
d'obéir à leurs parents (Ex 20.12). La promesse de bonheur
et de longévité associée à ce commandement semble
en être la conséquence naturelle. En effet, si les troubles
psychologiques qu'entraîne la rébellion sont éliminés,
l'espérance de vie ne peut que croître. La deuxième
exhortation s'adresse particulièrement aux pères, car ils sont
sans doute plus enclins à négliger leurs responsabilités
parentales que les mères.
Entre patrons et employés
(v. 5-9). Paul s'adresse ensuite aux esclaves, appelés ici
serviteurs. Bien qu'il ait déjà précisé
qu'il n'y a, dans le Seigneur, ni esclave ni libre (Ga 3.28; Col 3.11), il
les encourage à ne pas se révolter contre leurs maîtres,
car l'Évangile peut briller même dans les circonstances les
plus pénibles. La condition d'esclave ne change pas, mais la perspective
de la situation devient différente: le maître n'est pas
l'autorité absolue, puisqu'il a, lui aussi, un Maître à
qui il devra rendre compte. C'est pourquoi il doit veiller à ne pas
abuser des pouvoirs qui lui sont accordés.
Témoignons:
A la maison comme au travail le chrétien est appelé à
adopter une attitude d'obéissance et de service. Il n'agit pas ainsi
par convention sociale, faiblesse ou ignorance, mais pour suivre Celui qui
l'a affranchi de tout esclavage. Qu'il s'agisse du mari ou de l'épouse,
du parent ou de l'enfant, du patron ou de l'employé, l'enfant de Dieu
témoigne de la puissance de l'Évangile en surmontant le mal
par le bien.
PENSÉE:
C'est ce qui est dans le coeur
qui constitue la véritable valeur d'une
personne.
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